Tour dES GLACIERS
DE LA VANOISE

75 km / 3 600 m D+

micro-aventure

QU’EST-CE QUE LE TGV ?

Lorsqu’on évoque le « TGV », beaucoup pensent immédiatement au train à grande vitesse. Mais pour les passionnés de montagne, le Tour des Glaciers de la Vanoise se cache derrière ces mêmes initiales.
Au cœur du Parc National de la Vanoise, ce circuit permet d’embrasser du regard la plus grande calotte glaciaire des Alpes. Sur le chemin, des panoramas variés et époustouflants se succèdent : vastes alpages, lacs miroitants, torrents impétueux et cascades envoûtantes. Il s’agit sans conteste de l’une des randonnées itinérantes les plus sublimes des Alpes, offrant des vues imprenables sur les célèbres sommets de la Vanoise tels que la Grande Casse ou encore la Dent Parrachée.

Selon les aspirations et l’expérience de chacun, le Tour des Glaciers de la Vanoise peut s’étendre de 2 à 7 jours, tout dépendant de l’itinéraire choisi.

Face à un tel descriptif, comment ne pas être tenté ? Pour notre part, il n’a fallu que quelques échanges avec nos amis pour fixer une date et réserver un refuge. Ainsi, l’aventure a commencé : deux jours intenses et mémorables sur le TGV. À travers cet article, nous souhaitons vous faire voyager à nos côtés, vous faire découvrir les splendeurs du TGV et partager quelques astuces pour optimiser votre randonnée, peu importe sa durée.

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plannifier son itinéraire

S’étendant de 2 à 7 jours, ce parcours propose une multitude d’options grâce aux nombreux refuges disponibles, permettant à chaque randonneur de personnaliser son aventure selon le temps qu’il souhaite y consacrer.


La montagne : un défi en altitude, pas en distance
Lors de notre planification, nous avons rapidement compris une chose : en montagne, ne vous fiez pas uniquement aux kilomètres. C’est le dénivelé qui fait toute la différence. N’hésitez pas à procurer le Topo Guide de la Vanoise, un outil indispensable. Avec ses étapes détaillées, les temps de marche, des cartes précises et d’autres informations essentielles, il deviendra votre boussole tout au long de cette aventure.
Traditionnellement, la randonnée débute à Pralognan-la-Vanoise. Pour notre part, nous nous sommes lancés fin septembre pour une aventure de 2 jours en trail, suivant le TGV dans le sens des aiguilles d’une montre.

Le meilleur moment pour s’aventurer :
Si vous envisagez de suivre nos traces, nous vous conseillons de choisir une période entre juin et septembre. Mais attention, la météo en haute montagne est imprévisible. Même au cœur de l’été, il n’est pas rare de rencontrer des névés. Et si votre cœur vous porte vers une randonnée entre mi-juin et mi-juillet, n’oubliez pas d’emporter des crampons. On n’est jamais trop prudent !

refuges ou bivouac

Deux façons de vivre le TGV
Alors que vous planifiez votre expédition sur le Tour des Glaciers de la Vanoise, une décision majeure se présente à vous : opterez-vous pour un séjour en refuges ou préférez-vous la liberté d’un bivouac en pleine montagne ?


1. L’expérience des refuges :
En choisissant cette option, votre sac se trouve allégé et votre confort assuré. Il y a quelque chose de magique à passer la soirée dans un refuge : entre l’ambiance chaleureuse et les rencontres inattendues, ce sont des moments qui marquent un trek. Mais un conseil d’amis : n’attendez pas le dernier moment pour réserver ! Ces refuges sont ouverts pour la saison, généralement de mi-juin à fin septembre.
Coût d’une nuit en refuge :
Si le charme est au rendez-vous, le budget peut vite grimper. Pour vous donner une idée :

  • Demi-pension : 55€ par personne
  • Petit-déjeuner : 10€ par personne
  • Pique-nique : 10€ par personne

Tous les tarifs sont clairement indiqués par refuge sur le site www.refuges-vanoise.com. C’est d’ailleurs sur ce site que vous pourrez effectuer votre réservation. Et petite astuce : emportez du liquide, les cartes bancaires ne sont pas toujours acceptées.


2. L’aventure du bivouac :
Pour ceux cherchant la liberté et l’immersion totale, le bivouac est la voie à suivre. Même s’il est plus économique, notez que votre sac sera forcément plus chargé.
Bonne nouvelle pour les amoureux du bivouac : cette pratique est autorisée entre le 1er juin et le 30 septembre à proximité de certains refuges (Arpont, Fond d’Aussois, Fournache, Plan Sec et Orgère) uniquement pendant les périodes de gardiennage. Il vous est demandé d’utiliser des tentes compactes et légères, et de camper entre 19h et 8h.
Pour une modique somme de 5 euros par personne, ces refuges vous offrent l’hospitalité et, si l’envie vous prend, vous pourrez également savourer un bon repas montagnard.
Ainsi, quel que soit votre choix, une expérience mémorable vous attend dans les montagnes de la Vanoise !

NOTRE TGV en trail

EN 2 JOURS

Jour 1

Ce premier jour nous a accueillis sous un ciel capricieux. Avec un beau groupe de 10 amis, avons pris le départ de Pralognan à 8h30. La pluie fine de la matinée s’est métamorphosée en flocons légers alors que nous grimpions en altitude. Une ambiance hivernale en plein automne ! Malgré ces conditions, nos rires et notre complicité nous ont chauffé le cœur.
La récompense ? La découverte du Lac des Vaches, si souvent immortalisé sur les clichés, que nous avons traversé dans un décor inattendu. La magie de la montagne, c’est aussi ça : découvrir des lieux emblématiques sous un autre jour. Pour le plaisir des yeux, se référer aux photos.

Après avoir salué le refuge du Col de la Vanoise, notre périple nous a menés le long des lacs du même nom. Puis, tel un miracle, après 2h30 de course, les nuages ont cédé la place à quelques rayons de soleil, révélant les majestueux sommets de la Vanoise. Le spectacle devant les Lacs des Lozières était à couper le souffle.

Nous avons mangés nos sandwichs maison dans le refuge de l’Arpont. Celui-ci était ouvert malgré qu’il soit non gardé. La reprise a été un peu rude après ce répit bien mérité, surtout pour la normande victime d’une petite entorse. Mais la beauté des paysages, comme le flanc de la Dent Parrachée et la vue sur la Maurienne, nous a portés jusqu’à la Combe de l’Enfer.


Et puis, la récompense tant attendue en fin de journée : une douche chaude et une bière fraîche au refuge du Fond d’Aussois, accessible après avoir quitté le GR55. Le repas, digne d’un festin, nous a rassasiés : soupe revigorante, plat chaud, fromage local, gâteau de Savoie et un génépi pour bien conclure.

Ce soir-là, bercés par le silence de la montagne, nous savions que nous dormirions profondément, avec des étoiles plein les yeux et des souvenirs plein le cœur.

Jour 3

Jour 2

Le jour s’est levé sur une nouvelle journée d’aventure. Après avoir pris des forces avec un bon petit déjeuner et récupéré nos sandwichs, nous avons chaussé nos baskets à 8h00. Mais, cette fois, sans la normande dont la cheville blessée nécessitait une évacuation en hélicoptère.

L’option d’ascension de la Pointe de l’Observatoire nous a traversé l’esprit. À 3 015 m d’altitude, cet aller-retour aurait représenté une belle réussite pour certains d’entre nous (premier 3000m). Malgré son attractivité, nous avons dû écarter cette option qui nous rajouter un peu de temps (3,3km et 600m D+) sur notre aventure déjà bien chargée. Si cela peut vous intéresser, pouvez descendre direct vers Pralognan depuis la pointe.

La montée après le refuge de l’Orgère fut éprouvante, mais elle nous a récompensés par la vision apaisante du Lac de la Partie. Puis, nous avons gravi les derniers mètres jusqu’au Col de Chavière, point culminant de notre escapade, à 2 796 m. D’un côté la Maurienne, de l’autre la Tarentaise.

Mais les montagnes nous réservaient encore des surprises. La descente glissante vers le refuge de Péclet Polset, en raison de la neige de la veille qui avait gelé, fut un véritable challenge.
Cependant, c’est avec joie que nous avons traversé le hameau des Prioux, petit joyau montagnard. En plein cœur de la vallée de Chavière, ses fromageries produisent l’emblématique Beaufort. Une petite dégustation aurait été la bienvenue !

Finalement, lorsque le panneau « Pralognan-la-Vanoise » s’est dessiné à l’horizon, un sentiment de fierté nous a envahis. Ce périple, entre les éclats dorés de l’automne, la majesté des glaciers, les troupeaux de bouquetins et les marmottes espiègles, restera gravé dans nos mémoires. Une expérience inoubliable, vécue en groupe.

NOS SACS DE trail
SAC de trail
Alimentation
HYGIÈNE
VÊTEMENTS
MOTS DE FIN

Pourquoi avoir choisi de réaliser le TGV ?
La liberté sur le temps ! Et ça nous semble être le plus authentique.

Quelle condition physique ?
En ayant fait le TGV en rando/trail, il est difficile, d’estimer le niveau de difficulté du tour. C’est propre à la condition physique de chacun. Pour notre part, nous dirions que d’un point de vue difficulté physique et endurance, ce trek est accessible à tous, les étapes entre chaque refuge étant assez courtes. En revanche certains passages, notamment dans les éboulis, les névés (suivant les dates), peuvent éventuellement rendent le parcours parfois compliqués.

Mais ne vous inquiétez pas, avec une belle preuve de détermination, le corps suivra 💪.

Le pire et le meilleur moment ?
Sans hésitation l’entorse faîte au 20ème kilomètre … Mais l’hélicoptère du PGHM c’était pas mal non plus 😂.

Le meilleur moment c’est déjà d’avoir vu les grands sourires sur les visages de nos amis à la fin de cette belle aventure et qu’ils nous réclamés déjà la prochaine.

Les raisons de choisir cet itinéraire ?
C’est assez simple de notre côté car nous avons repris le tracé du célèbre Trail du TGV, une course très connue dans les alpes. Le découpage a été très rapide également puisque seul le refuge du Fond d’Assois était encore ouvert sur notre période et il était placé à l’endroit parfait pour faire un peu plus de kilomètre le premier jour. Nous vous recommandons ce tracé, c’est un bon itinéraire pour votre premier trek en montagne !

Notre conseil ?
Juste foncer ! C’est avant tout une envie personnelle et une belle aventure qui vous attend. Il faut se faire confiance, tout en restant prudent.
D’un point de vue technique, il est préférable de se renseigner avant le départ sur la présence ou non de névés (pour prévoir éventuellement des crampons), de repérer sur une carte toutes les étapes et les paysages à parcourir et de réserver en avance les refuges. Enfin, faire en sorte d’avoir un sac le plus léger possible. 

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